Les échecs aux examens d'entrée |
|
En tant que professeur de la formation des maîtres j'en ai «ensanglanté» des pages de travaux pour souligner des «quatres enfants», des «je leurs ai dit» et des «je te les donnes». J'ai entendu des élèves du primaire et du secondaire corriger l'orthographe de stagiaires. J'ai été témoin de professeurs d'université qui devaient enseigner les notions de français de cinquième année avant de pouvoir enseigner la didactique. Aujourd'hui on évoque la diversité des mesures utilisées et les différents objectifs des institutions primaires, secondaires et collégiales pour expliquer les échecs des examens d'admission à l'université. Pourquoi le besoin constant de justifier ces échecs en regarder ailleurs que dans les écoles pour vérifier s'il existe des mesures pour sauvegarder la qualité du français dans les diverses aires; dans les classes pour juger si les professeurs de français sont les seuls et uniques gardiens de la qualité de la langue; chez les parents pour constater leur désarroi face aux sempiternels réformes et renouvellements de programmes. En investissant les argents dans du personnel spécialisé (orthopédagogues, conseillers pédagogiques, aides enseignantes, etc.) on augmenterait l'efficacité du personnel enseignant par un encadrement, un appui et un support adaptés à leurs situations réelles et quotidiennes.
|
L'excellence c'est... |
|
J'observe nos athlètes olympiennes et olympiens qui sont assis autour d'une table répondant aux questions d'un animateur et je constate l'excellence dans le comportement de cette belle jeunesse. C'est l'image d'âmes saines dans des corps sains; c'est la simplicité sincère et confiante d'une jeunesse qui s'est sculpté un présent et un avenir en travaillant plus fort, en allant plus vite, plus haut, plus loin. L'excellence, c'est nos filles et nos garçons, nos espoirs olympiques, qui ont su tirer profit de difficultés rencontrées tout au long de leurs parcours individuels, pour se dépasser, pour saisir le moment et l'occasion d'un nouveau progrès. L'excellence pour cette jeunesse n'a rien de médiocrité. L'excellence n'a rien de corruption. À les regarder et à les écouter, on peut rapidement déceler la supériorité physique bien sûr, mais aussi la curiosité intellectuelle et sociale; cette jeunesse hésite rarement à partager leurs idées et leurs sentiments de façon spontanée, claire et précise devant une question posée ou à la suite d'intervention de l'animateur. Leur but ultime c'est de gagner, soit; mais on sent qu'à travers leurs victoires, leurs efforts, leurs déceptions et leurs échecs, ils deviendront des citoyens qui seront le témoignage d'un cheminement qui les a conduits vers une excellence enracinée. Ils seront le symbole classique d'une âme saine dans un corps sain; ils seront l'excellence personnifiée.
|
Tant qu'à y être... |
|
Certaines jeunesses me déconcertent quand je les entends rétorquer aux policiers que tout ce qu'ils font c'est boire de la bière et fumer un joint dans les parcs. Depuis quand cela est-il permis par la loi? Mais passons. Ce qui me déçoit et me désenchante c'est la réaction spontanée et irréfléchie des adultes qui osent proposer d'ouvrir pour cette jeunesse un endroit pour s'adonner à leurs activités préférées!!!???. Où sont les parents dans tout ça? Non seulement ont-ils permis à leur progéniture de devenir enfant-roi au sein de la famille que maintenant on va les aider à devenir enfant-maître au sein de notre société. Le jour est triste. Et tout ça sur fond de «ils boivent et fument quand même, alors avec un endroit tout désigné on saura où ils sont» Tant qu'à y être pourquoi ne pas leur procurer des seringues et des lits pour que, «gelés», ils puissent faire l'amour (sic!!) et préparer les citoyens de demain???
|
Aux enseignants en «mode survie»* |
|
Aux enseignantes et enseignants qui ont publiquement dévoilé le manque de discipline dans leur école, je dis BRAVO! Vous avez raison de rappeler qu'à cause de la mollesse de certaines directions, un petit groupe de perturbateurs (10%) viole continuellement le droit inhérent du personnel enseignant et des élèves à enseigner et à apprendre sans être dérangés. Je vous incite à revendiquer le droit à l'appui et au support (1) de la direction pour garantir la stabilité de vos idées pédagogiques et consolider votre crédibilité auprès de la classe et (2) des parents pour favoriser la continuité de vos croyances pédagogiques et assurer la concrétisation et le prolongement de vos actions à la maison. La discipline, n'étant pas la seule et unique responsabilité de la direction, doit être fondée sur un partenariat et une volonté d'adopter et de suivre un modèle de discipline constitué de règlements, de choix exercé par l'élève et de conséquences justes et équitables..un modèle qui favorisera l'acquisition et le maintien de comportements jugés acceptables et l'élimination d'autres jugés inacceptables. En souhaitant que votre «coming out» serve d'exemple à d'autres personnels scolaires afin de rétablir l'ordre et la joie du travail dans nos écoles, je vous prie de persister dans le travail que vous accomplissez auprès de notre jeunesse qui pour la grande majorité (90%) se fie à vous pour faciliter leurs apprentissages. *(Le Droit, Le samedi 23 déc.).
|
La discipline dans nos écoles |
|
Quand allons-nous nous sortir la tête du sable? Quand allons-nous regarder en face les vraies causes de ce fléau scolaire. Quand allons-nous procurer aux enseignantes et enseignants les outils nécessaires pour qu'ils puissent accomplir adéquatement leur travail? Faut-il rappeler qu'ils ont été formés pour enseigner des disciplines scolaires et éduquer l'élève à s'intégrer tant bien que mal à la société que nous leur avons préparée.(sic!) A priori, ce mandat est réaliste sauf que trop souvent certaines directions d'écoles adoptent un style de gestion qui frôle le « je-m'en-foutisme » ou le « arrange-toi avec tes problèmes » ou le « j'ai d'autres choses à faire ». Elles deviennent des pâtes molles et des irresponsables devant des élèves qu'ils jugent « menaçants ». Elles sont timorées face à des parents qui cherchent à discréditer les enseignants. Comme voie de conséquence, le personnel est « abandonné » et ses ressources s'avèrent souvent inefficaces dans une classe de trente élèves et plus. Il n'est pas surprenant que l'on attribue de plus en plus le mot « décrochage » aux enseignantes et enseignants. Les élèves ont gagné. Et on peut conclure que quelqu'un quelque part n'a pas pris ses responsabilités. Comment demander aux élèves de se responsabiliser quand ceux qui gèrent l'école ne se responsabilisent pas!!!
Vous direz « que voulez-vous que la direction fasse? » Alors, il faut répondre : Assumer la direction d'une école, c'est diriger, administrer, organiser, gérer, planifier, partager. C'est assurer la gouvernance d'un établissement. C'est adopter un modèle de discipline qui permettra aux élèves et au personnel de vivre dans un milieu où règne la sécurité et la bienveillance. C'est penser personnel-enseignant et élève-apprenant . Si l'on ne répond pas à ces critères, il vaut mieux céder sa place.
|
Le bulletin scolaire |
|
Mon père était un homme de ses propres ouvres sans éducation formelle, mais lorsque je lui présentais mon bulletin scolaire il avait suffisamment le sens inné des proportions et des pourcentages pour constater que « j'avais travaillé assez pour maîtriser 75% de la matière.» Il exigeait que l'école justifie les 25% manquants afin de permettre une certaine récupération à la maison. Soyons réalistes; le commun des mortels comprend les 20% payés en trop pour un article, les 2% d'augmentation de l'essence et un golfeur accepte, avec réticence, le 85 étant donné les 50% de coups roulés manqués. Nous vivons dans un monde de comparaisons chiffrées non pas anecdotisées. Il faut cesser de compliquer la vie des enseignantes, des élèves et des parents et revenir à un bulletin simple qui comptabilise en pourcentage (%) la matière académique acquise, mais qui explique les carences. Il ne faut pas avoir la tête à Papineau!!! Le Droit, le 1er juin, 2006.
|
|
|
|